Il est blanc ou noir, il vient des vallées ou des rivières, il est minuscule, il se déplace en bande, et il pique : le nono est un véritable cauchemar. 

En fait, le nono ne pique pas, il n'a rien à voir avec un moustique, c'est un moucheron qui mord, un minuscule morsure qui provoque une plaque rouge sur la peau, accompagnée de démangeaisons terribles, plus importantes qu'une piqure de moustique : elles peuvent durer 2 semaines. Parfois, la morsure se réveille, allez savoir pourquoi, et elle vous gratte. Et plus on gratte, plus le bouton grossit...sympa, non ?

On trouve le nono un peu partout en Polynésie, il est bien localisé à certains endroits connus (le motu Nono est bien sûr à éviter !), il est célèbre aux Marquises : sur certaines plages, il faut courir jusqu'à la mer et éviter de stationner sur le sable, une bande de nonos guette en permanence pour passer à l'attaque, il y a peu de monde, les nonos ne vous rateront pas...Le nono affectionne particulièrement la fin de journée, c'est là qu'il a faim, au moment du coucher de soleil...

Ceux qui ont fait l'expérience "nono" le savent : il n'y a pas grand-choses à faire. Mieux vaut fuir, dans l'eau par exemple, mais à quelques métres du bord...ou monter au cocotier, ce qui n'est pas si évident, car le nono, en gros, ne peut aller trop haut (on parle de 1,5 m maximum du sol...). Le nono n'aime pas les feux de bourre de coco qui dégagent un fumée épaisse, mais il n'est pas facile de rester quelques heures dans la fumée blanche....

Et puis, il y a le Monoï de Tahiti : un remède non pas pour calmer les démangeaisons, mais un moyen préventif contre l'attaque de nonos. Oui, l'huile sur la peau ne permet pas au nono d'accrocher votre peau et de vous mordre: il glisse sur le Monoï de Tahiti !!! J'ai testé la méthode, ça marche bien, mais il faut mettre du Monoï partout. La moindre zone de peau vierge d'huile sera le théâtre d'un combat sans pitié !

Au fait, ce sont les femelles qui mordent ! Aïe !