Dans les premiers mois, l’enfant est couché à plat sur le dos, avec un oreiller très mince, de façon à ce que le dos soit bien droit et que les membres puisse bouger librement. Les bosses qu’il peut avoir sur sa tête sont réduites par de fréquents massages, et un front proéminent est amélioré par des pressions faîtes avec la paume de la main. Le cuir chevenu est entretenu avec de l’huile parfumée au bois de Santal ou au tiare. L’huile est également utilisée en massage sur les parties du corps qui ne se développeraient pas normalement. Chez les filles (…) on leur masse l’extrémité des doigts pour les rendre plus fins.

Ces mots sont extraits de « Tahiti aux temps anciens » de Teuira Henry paru au début du siècle dernier. Oui, monoï et enfant sont intimement liés dans la tradition ancestrale polynésienne. Les parents et grands parents continuent aujourd'hui de masser enfants et petits-enfants avec le Monoï de Tahiti pour guérir, pour soulager, pour protéger le corps...

Une des fonctions primordiales du Monoi est son utilisation en huile de massage. A peine né, le bébé est enduit de monoï, puis sera fréquemment massé par sa mère selon un rituel particulier qui consiste à partir du sommet du crâne jusqu’aux extrémités des membres, en suivant les lignes d’énergie du corps. Ce massage permet un bon développement psychomoteur de l’enfant, mais également de conditionner sa peau, en la nourrissant et en la protégeant. Reproduit chaque jour après le bain et tout au long de sa croissance, le massage à l’huile de Monoï l’aide également à avoir un bon sommeil.

Le Taurumi, ou l’art du massage ancestral polynésien, est largement développé dans Monoï de Tahiti et ses Iles, le petit livre du Monoi à découvrir aux Editions Survol. Vous y apprendrez même les gestes et rituels fondamentaux du massage et des conseils pour une pratique réussie.

Il est possible de se procurer ce livre de 80 pages dans La Boutique du Monoï et sur le site de l’éditeur Au Vent des Îles situé à Tahiti.